Comment gérer ses émotions quand on est un aidant
24/07/2017 15:51 Aucun commentaire


85% des aidants sont découragés par l’ampleur de leur tâche. En effet, la grande majorité d'entre-eux a déjà connu le découragement selon un sondage effectué par Opinionway sur des aidants âgés de 40 à 75 ans. Bien-sûr, l’aidant est toujours motivé par l’amour et l’altruisme mais il arrive que la fatigue prenne le dessus  et que le découragement se fasse sentir. De plus, voir un proche perdre peu à peu son autonomie, provoque souvent un sentiment d’angoisse pour l’avenir et l’aidant peut avoir du mal à gérer ses émotions.  


Savoir gérer ses émotions 

Celles–ci sont multiples et complexes. Il y a d’abord le sentiment d’avoir un fardeau trop lourd à porter en devant prendre soin d’un parent vieillissant; de la colère quant à l’évolution de la relation et de son nouveau rôle de soignant; de la frustration de ne pouvoir répondre à tous les besoins de l’aidé. Il y a également bien sur de la culpabilité de ne pas en faire assez pour l’aidé. A cela s’ajoute ensuite  le chagrin causé par la perte des capacités de l’aidé.

Comment réagir ?

Pour gérer ces émotions, il faut impérativement bénéficier d’une aide extérieure et ne surtout pas rester seul avec ces sentiments. Parlez-en à une personne de confiance, un ami ou un thérapeute qui vous aidera à analyser la situation afin que vous puissiez sortir de cet état de désarroi. Vous pouvez également participer à des réunions d’un des nombreux de groupes de soutien pour aidants où vous pourrez échanger avec des personnes vivant la même réalité que vous. Plusieurs options s’offrent à vous pour bénéficier d’un soutien psychologique afin de garder un équilibre mental et mieux gérer votre rôle de proche aidant. N’hésitez pas à vous en servir.

 

Eviter le stress et l'épuisement

Du fait de l’allongement de l’espérance de vie, les aidants sont de plus en plus nombreux et toujours plus sollicités. Leur rôle devient encore plus complexe et de plus en plus chronophage. Souvent, il demande même des aptitudes professionnelles que ceux-ci  ne possèdent pas forcément. A ce jour, en France, on ne dénombre pas moins de 8.3 millions d’aidants dont un sur deux se dit surmené, stressé et exposé au burn-out voire à la dépression. Pour éviter que l’aidant ne sombre dans cette spirale d’où il lui sera très difficile de sortir, il est préférable d’être très attentif aux symptômes de stress annonciateurs de son épuisement ( fatigue, impatience, irritabilité, perte d'interêt pour certaines activités, tristesse...) afin de prendre des mesures préventives destinées à le soulager.

Organiser efficacement son quotidien

Une des façons d’éviter l’épuisement et les épisodes de stress, c’est également d’organiser son quotidien et celui de la personne aidée de façon efficace. Tout doit être programmé et régulé par avance afin que la journée se déroule sans soucis. L’emploi du temps de la journée avec la liste des soins et des intervenants doit être prêt et affiché a un endroit visible. Il devra également contenir les numéros de téléphone des soignants et les horaires de chacun. Ainsi le programme de l’aidé pourra se dérouler sans anicroches même en l’absence de l’aidant.

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