Où en sont les nouveaux traitements pour la maladie de Parkinson?
18/01/2017 14:53 Aucun commentaire


Lorsque les patients parkinsoniens dépassent le stade des six années de maladie, les traitements actuels à base de Dopamine perdent de leur efficacité et ce, après avoir fait passer le patient par de nombreux épisodes de dyskinésies. La stimulation des noyaux profonds localisés dans le cerveau, provoque, elle aussi, de nombreux effets secondaires comme des périodes d’apathie et des anomalies du comportement. C’est la raison pour laquelle la recherche médicale explore actuellement de nombreuses autres pistes :

La chirurgie fonctionnelle pour le traitement du Parkinsonisme

L'étude des circuits neuronaux impliqués dans le contrôle du mouvement a permis le développement d'un traitement chirurgical d'un nouveau type pour traiter la maldie de Parkinson. Celui-ci présente l'avantage de ne pas détruire la zone cérébrale concernée. Il s’agit de la neurostimulation. Appliquée au niveau du noyau sous thalamique, cette technique est la stratégie la plus pratiquée en France. Néanmoins, si cette méthode permet de diminuer la quantité de médicaments administrés, elle ne concerne qu'un nombre limité de patients du fait de toutes les contraintes qu'elle exige. 

La détection précoce de la maladie de Parkinson

Un des principaux enjeux de la recherche consiste aujourd'hui à trouver des moyens de détecter précocement la maladie. Effectivement, les symptômes du Parkinson ne se manifestent que lorsque la plupart des neurones sont déjà détruits. Un diagnostic plus précoce permettrait sans doute à terme de ralentir voire d'enrayer l'évolution de la maladie bien avant le stade où elle est aujourd'hui visible, surtout en alliant ce diagnostic précoce à la stratégie de la neuroprotection. 

L’étude du fonctionnement de la maladie

Un autre de ces enjeux consiste à comprendre la maladie de Parkinson et sa physiopathologie. Cette compréhension passe par des expérimentations sur des systèmes modèles reproduisant certains aspects de la maladie. Dans ce domaine la recherche fondamentale travaille en étroite relation avec la recherche clinique  afin de mieux comprendre les mécanismes causant les déficits des fonctions dites « exécutives » se traduisant par exemple par des ralentissements dans les mouvements ou encore des troubles de l'humeur comme l'apathie ou la dépression.

La recherche fondamentale

Dans un autre domaine plus fondamental, la recherche s'intéresse actuellement à deux directions :
- les gènes éventuellement mis en jeu dans la maladie à partir de données obtenues chez les malades concernant de nombreuses mutations de gènes
- les protéines particulières qui s'accumulent au cours de la maladie et dont le rôle est encore mal connu.

En conclusion, plusieurs pistes de connaissance de la maladie sont aujourd’hui explorées par la recherche fondamentale, et même si elles n'offriront des applications cliniques qu'à long terme, elles permettent de donner de l’espoir aux malades et à leurs familles.
(Source : France Parkinson)
 

 

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