Les nouveaux traitements pour Parkinson
19/01/2017 13:41 Aucun commentaire


Médicaments, neurostimulation profonde, thérapie génique… l’arsenal thérapeutique destiné à traiter la maladie de Parkinson s’élargit et c’est tant mieux. En voici quelques avancées prometteuses : 

La neuroprotection pour traiter le Parkinson

Cela a été le premier axe de recherche pour la maladie de Parkinson. En effet, en identifiant la dégénérescence des neurones à dopamine, les chercheurs ont commencé par travailler à la mise au point de plusieurs générations de traitements, de la L-DOPA aux inhibiteurs des monoamines oxydases (IMAO), en passant par les agonistes dopaminergiques. Ces traitements, ont pour vocation de renforcer ou de remplacer la dopamine déficiente, de façon à limiter les symptômes de la maladie.

Le chélateur de fer 

Une équipe des services de pharmacologie médicale, de neurologie et pathologie du mouvement, et de neuroradiologie du centre hospitalier de Lille, a récemment communiqué les premiers résultats d’une étude sur l’utilisation de la défériprone : un chélateur de fer chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. L’étude est actuellement déployée au niveau européen.
(Par les Pr David Devos, Pr Luc Defebvre, Dr Caroline Moreau (photo) et le Pr Régis Bordet, CHRU de Lille, faculté de médecine Henri-Warembourg, Université de Lille Henri-Warembourg, Université de Lille 2 )

La thérapie génique pour soigner le Parkinson

La thérapie génique est une méthode médicale qui consiste à introduire des gènes thérapeutiques dans des cellules ciblées pour pallier à certaines déficiences jouant un rôle dans une maladie. Pour les transporter, il est nécessaire d’utiliser un vecteur viral rendu non pathogène et capable d’introduire leur matériel génétique dans le noyau des cellules ciblées. Les derniers résultats concernant cette technique sont encourageants mais demandent à être renforcés par d’autres expérimentations. L’espoir des chercheurs est de pouvoir proposer la thérapie génique aux malades à l’horizon 2020. En effet, actuellement la thérapie génique est expérimentale. C’est un traitement chirurgical invasif destiné à des patients dont on ne peut plus améliorer les symptômes avec les médicaments, comme ceux qui sont éligibles à la neurostimulation profonde (SCP). Et cette dernière est, elle, opérationnelle.

Les cellules souches

La maladie de Parkinson étant caractérisée par la dégénérescence d'une structure cérébrale, les chercheurs se sont tournés vers la possibilité de faire une transplantation de cellules capables de remplacer les neurones perdus.
Le concept : A partir des cellules d'un embryon humain de quelques jours, on peut obtenir un ensemble de cellules souches, capables de se multiplier à l'infini et en tout type de cellules. Ils ont donc cherché à développer des neurones dopaminergiques à partir de telles cellules souches.
L'intérêt se porte aujourd'hui vers l'obtention de cellules souches à partir d'un organisme adulte, ce qui permettrait de prélever les cellules chez le patient traité lui-même pour éviter les problèmes de rejet des greffes.

En conclusion, plusieurs pistes de connaissance de la maladie sont aujourd’hui explorées par la recherche scientifique, et même si elles n'offriront des applications cliniques qu'à long terme, elles permettent de donner de l’espoir aux malades et à leurs familles. 

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