La maison de retraite est-elle un moyen de lutter contre l'isolement des âgés?
15/03/2017 14:43 Aucun commentaire


Ces dernières années, l’isolement des Français s’est installé et accentué. De toutes les générations, celle des 75 ans et plus est celle qui a été la plus impactée par la montée des solitudes en France : 1 personne âgée sur 4 est seule (27 % en 2014 contre 16 % en 2010) selon le rapport de la Fondation de France sur les Solitudes 2014.

Le vieillissement de la population : un réel problème de société

En étudiant les projections démographiques pour 2060, force est de constater que les personnes âgées représenteront une part de plus en plus importante de la population. En effet, la population âgée de 65 ans ou plus devrait doubler d’ici à 2060. Elle passera de 85 à 151 millions. Quant à la population âgée de plus de 80 ans, elle devrait tripler, passant de 22 millions à 61 millions. En cause : la baisse de la natalité et l’amélioration de l’espérance de vie. Ce vieillissement couplé au problème de la solitude des âgés est donc un réel fait  de société qui prendra de plus en plus d’ampleur dans les années à venir.

La solitude ou l'affaiblissement des réseaux sociaux personnels

Dans le rapport de la Fondation de France de juin 2012, la solitude est évaluée au regard des relations sociales faibles ou inexistantes au sein de cinq réseaux sociaux : « réseau familial, professionnel, amical, affinitaire et territorial. » On constate chez les plus de 75 ans, un affaiblissement de tous ces réseaux :

  • Réseau amical : 50% n'ont plus véritablement de réseau amical actif (contre 42% en 2010) et 14% des plus de 75 ans n’ont plus aucun ami.
  • Réseau professionnel : Très restreint à partir du départ à la retraite de la personne.
  • Réseau familial : 79% n'ont pas ou peu de contacts avec leurs frères/sœurs (72% en 2010) ; 41% n'ont pas ou peu de contacts avec leurs enfants (38% en 2010) ; 52% n'ont pas ou peu de contacts avec leurs petits-enfants 
  • Réseau de voisinage : 52% n'ont pas de relations avec leurs voisins (38% en 2010)
  • Réseau affinitaire : 64% n'ont pas d'activité dans un club, une association... (59% en 2010). 

Paradoxalement, cette tendance à l'affaiblissement des réseaux est d'autant plus présente dans les grandes villes. 33% des personnes âgées résidant dans une ville de plus de 100 000 habitants sont en situation d'isolement contre 21% des personnes âgées résidant au sein d'une commune rurale. (En 2010 : 12% et 21%). 

Les facteurs aggravants de l'isolement des personnes âgées

Si la période de 79 à 83 ans, d’entrée dans la dépendance, coïncide d’autant plus avec la problématique de l’isolement, un certain nombre de facteurs peuvent aggraver la situation d'isolement : 

  • La perte d’un être cher (en particulier du conjoint),
  • Les problèmes de santé,
  • Le manque d’estime de soi,
  • Le fait de ne pouvoir compter sur quelqu’un en cas de besoin,
  • L’éloignement familial,
  • Disposer d’un faible niveau de ressources,
  • Ne pas pouvoir sortir de chez soi.

Seules 11,5% des personnes isolées éprouvent un fort sentiment de solitude et d’ennui. Cependant, quand il s’agit des personnes âgées, l’isolement est davantage subi que souhaité. En effet, les facteurs évoqués ci-dessus découlent finalement d’un décalage de plus en plus profond entre la « sphère des personnes âgées » d'un côté, et une société toujours plus jeune de l'autre, dans laquelle tout va toujours plus vite et où la performance est plus que jamais valorisée. Dès lors on peut également parler, comme le fait Vincent Lapierre, psychologue au Centre Popincourt à Paris, d’un « isolement choisi » : « On préfère être isolé plutôt que d'être vu comme tel (en fauteuil roulant par exemple) ». Il existe également un « phénomène de procrastination » quand il s’agit de prendre en charge sa perte d’autonomie, son isolement, ou celui d’un proche. Ce déni du vieillissement peut avoir parfois des conséquences dramatiques.

La maison de retraite : une solution ?

Selon diverses études, les personnes âgées hébergées en maison de retraite souffriraient moins de la solitude puisqu'elles vivent en communauté. Pourtant dans la société actuelle, le secteur des maisons de retraite a toujours mauvaise presse et est encore en proie aux préjugés même s'il est aujourd'hui en pleine métamorphose au niveau de sa dimension humaine et sociale. 
La « bien-pensance » préconise le maintien à domicile et les familles qui envisagent l’hébergement en maison de retraite, ressentent de  la culpabilité car elles ont l’impression d’abandonner leur parent. Pourtant, lorsqu'une personne âgée vit seule chez elle, ses contacts humains sont souvent réduits à des relations de voisinage ou seulement commerçantes (supermarché, voisins, pharmacien …). Par ailleurs, les faits divers relatifs aux personnes âgées isolées sont monnaie courante  (décès dus à une chute, découverts plusieurs semaines après les faits…). Une remise en cause des idées reçues s'impose donc!

 

 

Une enquête de satisfaction en maison de retraite

Aujourd’hui, en France, 592.900 personnes âgées sont hébergées en maison de retraite. Ce sont autant de personnes qui ont dû quitter leur domicile pour entrer dans un établissement adapté. Cette décision souvent douloureuse à prendre pour les proches, est accompagnée d’un sentiment de culpabilité reposant généralement sur des préjugés. La question se pose donc : les EHPAD offrent-ils finalement des prestations satisfaisantes ?

Dans le cadre d’une enquête de satisfaction auprès des personnes qui ont fait appel à Retraite Plus, service de conseil et d’accompagnement en EHPAD, il ressort que la majorité des familles est satisfaite de son choix.

 

 

 

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