La médiation familiale pour les problématiques du grand âge

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La médiation familiale pour les problématiques du grand âge

Grâce à une convention signée dernièrement entre  l'Union nationale des associations familiales (Unaf) et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), les directeurs d’Ehpad et de structures d’aide à domicile sont encouragés à proposer aux familles qui en ont besoin le recours à une médiation familiale. Un dispositif déjà très demandé, selon les professionnels concernés.

 

On ne pense pas toujours à la médiation familiale pour les problèmes liés au grand âge, et pourtant il existe un véritable besoin. Les professionnels concernés découvrent tous les jours de nouveaux cas de discorde au sein des familles pour des dilemmes aussi personnels que variés. Les enfants de l’un refusent de faire entrer leur parent en établissement alors que le conjoint épuisé le souhaite, certains se renvoient la balle pour payer les frais d’hébergement en Ehpad et font tout pour faire sortir leur proche de l’établissement alors qu’il souhaite y rester, et bien d’autres situations pour lesquelles la médiation a permis aux familles de se mettre d’accord pour le bien de la personne âgée. 

Réapprendre à communiquer malgré les épreuves de la dépendance

Il n'est jamais aisé d’avoir à affronter la dépendance d’un proche. De nombreux questionnements se posent et la tension au sein d’une famille peut vite  créer la discorde. Là encore, la médiation aide à retrouver le chemin de la sérénité et  de la communication qui permet de prendre les meilleures décisions pour son proche. Une incompréhension peut ainsi naître rapidement dans un climat de stress et  mener à l’impasse sans l’aide d’un tiers. Ce sont hélas souvent les intéressés qui subissent les conséquences de ce manque de cohésion qui mène à l’incapacité de prendre des décisions et  de faire avancer les choses. Les médiateurs interrogés constatent que généralement quelques séances suffisent à dénouer les situations. D’ailleurs, ils prévoient une rencontre avec la personne âgée afin de tenir compte en priorité de ses désirs et de sa volonté. 

Une réalité qui va au-delà de la convention

Si la convention signée à la mi-mai prévoyait de “proposer aux proches aidants et aux familles de personnes âgées en perte d’autonomie et de personnes handicapées, "une offre de médiation familiale"”,la réalité va déjà bien-au-delà. 

“Si le dispositif s’adresse théoriquement aux proches de personnes âgées et handicapées, dans les faits, plus de 95% des situations que nous accompagnons concernent les aînés, à domicile et en Ehpad, indique la médiatrice, qui traite "environ 250 dossiers par an", rapporte le site professionnel Gerontonews, à la suite d’une interview exclusive avec l’une des médiatrices concernées.  En effet, si un service de médiation pouvait déjà être sollicité avant la signature de la convention, ces nouvelles mesures permettent d’en élargir les possibilités, de généraliser ce service et d’en faciliter l’accès. 

Ainsi, organisation du maintien à domicile, choix éventuel du membre de la famille qui va accueillir le parent et pris en charge d’une cohabitation parfois conflictuelle, répartition de l’obligation alimentaire, conflit de succession, choix d’une protection juridique comme la tutelle ou la curatelle et  bien d’autres décisions importantes peuvent devenir source de conflit entre les membres de la famille, surtout lorsqu’un fond émotionnel lié à la situation vient compliquer la donne. La médiation apporte ainsi beaucoup de soulagement à toute la famille et permet de débloquer une situation bloquée au point mort par manque de consensus. Par ailleurs, selon les professionnels interrogés, la médiation familiale a parfois mis en lumière des cas de maltraitance à domicile et permet souvent de les prévenir grâce à la communication, à l’amélioration d’une situation où la charge est parfois trop lourde à porter pour un proche aidant et à la diminution de la frustration et des tensions. 

22 départements sont concernés par le nouveau dispositif de médiation familiale

La convention signée par les deux grands partenaires prévoit une application du dispositif dans 22 départements d’ici la fin de l’année, et ce pendant deux ans et demi. “A la mi-mai, ce dispositif était d’ores et déjà opérationnel dans 14 départements: Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Charente, Charente-Maritime, Eure-et-Loir, Ille-et-Vilaine, Maine-et-Loire, Marne, Haute-Marne, Mayenne, Pas-de-Calais, Haut-Rhin, Savoie et Tarn-et-Garonne et  d’ici fin 2020, il doit être proposé dans huit autres territoires expérimentaux: l’Aisne, l’Allier, l’Aude, la Saône-et-Loire, la Seine-Maritime, les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne, et La Réunion, précise Gerontonews. 

Le coût des séances adapté au budget de chacun

Ce nouveau dispositif étant soutenu la CNSA et la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), il prévoit des arrangements tarifaires considérables avec une adaptation au budget  de chacun. Si le coût des séances peut aller de 2 à 131 euros par personne, il est en pratique de 15 euros en moyenne. 

 

Source  : Gerontonews

 

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