Se reconnaitre comme proche aidant
17/07/2017 15:19 Aucun commentaire


Est qualifié d’aidant proche, une personne qui vient en aide, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante ou une personne handicapée de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Et ce, à titre non professionnel. Plus précisément : Un proche aidant d’aîné est une personne qui fournit sans rémunération des soins et du soutien régulier à domicile à une personne aînée ayant une incapacité significative ou persistante.

 


L’activité d’aidant proche

Elle se déroule généralement au domicile du proche aidé mais peut également se dérouler au domicile de l’aidant si celui-ci accueille l’aidé. Cette aide peut être soit régulière soit permanente et comprend plusieurs variantes : les soins, l’accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, les démarches administratives, la coordination, la vigilance, le soutien psychologique, les activités domestiques…Une des étapes importantes pour un aidant, c'est de se reconnaitre comme "aidant". En effet, ce n’est qu’au prix de cette réalisation que celui-ci pourra se donner les  moyens et les outils destinés à l’aider à poursuivre son rôle de proche aidant sans nuire à sa qualité de vie. En effet si celui-ci veut tenir la route, il est indispensable qu’il prenne soin de lui-même et surtout qu’il se fasse aider afin d’éviter l’isolement et l’épuisement.

Les aidants ont une approche « naturelle » de l’aide

L’aide apportée à un proche constitue une évidence pour plus de trois quarts des aidants. Néanmoins, il leur est souvent difficile de comprendre l’évolution de la maladie de leur proche ainsi que les conséquences sur leur relation avec celui-ci. Si 8 aidants sur 10 se sont découvert des ressources insoupçonnées : plus de patience, d’écoute ou de persévérance, il faut retenir que, dans leur grande majorité, les aidants estiment ne pas avoir assez de temps libre : 70% des aidants déclarent avoir très peu ou pas du tout de temps libre ; parmi eux, 45% des aidants n’ont jamais fait appel à l’accueil temporaire, ce qui peut être lié à un manque d’information. (Résultats de l’enquête nationale à destination des aidants – Association Française des Aidants).

Les obligations de la famille, un devoir envers nos aînés

Si pour beaucoup le devoir d’assistance coule de source, pour d’autres l’acte de venir en aide à un parent vulnérable est loin d’être naturel. Aussi, le législateur a donné un cadre de loi à l’obligation alimentaire : l’article 205 du code civil, afin de protéger les personnes les plus démunies. Cette aide financière doit être versée par les descendants de toute personne âgée qui n’a pas les moyens financiers nécessaires pour régler les dépenses liées à son hébergement. L’obligation alimentaire ne s’applique pas à une personne âgée démunie pour effectuer le règlement d’une aide ménagère ou pour payer des repas. Les services d’aide à domicile se chargent d’une telle aide. En revanche, si les frais d’hôpital ou ceux liés à un hébergement en maison de retraite ne peuvent pas être réglés par une personne âgée en état de précarité, ces établissements peuvent légalement se retourner contre les membres de la famille de la personne âgée, reconnus comme obligés alimentaires.

Aider un proche tout en restant actif

En France, 8,3 millions de personnes (conjoints, membres de la famille, amis...) soutiennent et accompagnent au quotidien, un proche en perte d'autonomie. C'est pour aider ceux d'entre eux qui sont salariés, que  le congé de proche aidant a été voté. Ce congé s’adresse à tout salarié désirant accompagner en fin de vie un parent, un conjoint ou une personne partageant son domicile. Le congé du proche-aidant est une des mesures promulguées dans le cadre de la loi ASV ou loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement et qui a a pris effet depuis le 1er janvier 2017. A partir de cette date, Les aidants salariés peuvent bénéficier d'un congé appelé "congé proche aidant". Ce congé, sans solde, d'une durée de trois mois, renouvelable une fois, a pour but d'aider ces salariés à obtenir "une meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale", selon les termes du décret d'application. Une mesure qui arrive à point nommé puisqu'un récent sondage sur les aidants en activité professionnelle, réalisé par la maison des aidants, a rapporté que 72% d'entre eux réclamaient un aménagement de leur temps de travail.

Etre rémunéré pour l’aide apportée

Puisque de nombreux aidants d’un proche âgé en perte d’autonomie diminuent ou même stoppent leur activité professionnelle pour pouvoir s’occuper de leur proche, il existe un dispositif leur permettant d’être rémunérés pour l’aide apportée. Pour ce faire, l’aidant devra devenir le salarié de l’aidé. Plus exactement, l’aidant pourra être employé par son proche âgé en tant qu’aide à domicile. Si la personne âgée n’est pas bénéficiaire de l’APA, elle peut employer librement un membre de sa famille en tant qu’aide à domicile. Si elle en bénéficie, elle est également autorisée à employer un membre de sa famille (sauf le conjoint, concubin ou partenaire de PACS) en tant qu’aide à domicile dans le cadre de l’APA qui lui est accordée. C’est son APA qui lui permet de payer l’aidant qu’elle salarie.

Si vous êtes un proche aidant et que vous sentez que vous avez besoin de répit durant l'été pour vous ressourcer et recharger vos batteries, n'hésitez pas à contacter les conseillers Retraite Plus au 0800 941 340 . Ils vous trouveront rapidement un hébergement temporaire pour votre proche!

 

Partager

 Commentaires :

Inscription à la newsletter :
 Demande urgente

Vous cherchez
une maison de retraite?

Trouvez en 2 clics une maison de retraite près de chez vous, grâce à notre annuaire intéractif !